Discours au Forum de l’Union européenne et des pays et territoires d’outre-mer (Forum UE-PTOM).

J’ai débuté vendredi dernier mon déplacement dans le Pacifique. Je me suis d’abord rendue en Polynésie Française où j’ai participé au Forum de l’Union européenne et des pays et territoires d’outre-mer (Forum UE-PTOM). J’y ai notamment rappelé la nécessité d’associer les petits territoires d’outre-mer, qui se situent aux avant-postes des risques liés aux changements climatiques, aux grandes décisions de notre temps.

Retrouvez le discours que j’ai prononcé à cette occasion :




Intervention de Madame Annick GIRARDIN

Ministre des outre-mer

17e Forum UE – PTOM

Polynésie française

Vendredi 1er  mars 2019

Seul le prononcé fait foi

Monsieur le commissaire européen,

Mesdames et messieurs les représentants de la Commission,

Mesdames et messieurs les représentants des PTOM,

Mesdames et messieurs,

Le Gouvernement français entretient un dialogue approfondi et constructif avec la Commission pour construire l’avenir de ses Pays et territoires d’outre-mer. Ce 17e forum est l’occasion de le réaffirmer.

Le Président de la République disait que la France, grâce à ses outre-mer, était un archipel. L’Europe en est un pour les mêmes raisons !

Et nous partageons, ensemble, une communauté de destins. La proposition de Décision d’association outre-mer (DAO) en discussion continue d’inscrire la relation UE/PTOM dans une dynamique positive que je salue avec force.

En effet, l’actuelle décision a permis de passer d’une logique de lutte contre la pauvreté à une logique de partenariat pour le développement économique et social des PTOM et dans le prolongement, la future proposition de DAO (2021-2027) s’articule toujours autour des mêmes piliers – la politique, le commerce et la coopération – en apportant quelques changements, notamment :

  • La prise en compte du Brexit;
  • L’intégration du budget du FED dans le budget général de l’UE ;
  • Une disposition spécifique afin de promouvoir les projets intra-régionaux entre PTOM, Etats ACP ou non et RUP.

Et je ne peux que saluer la progression rapide des discussions en Groupe ACP du Conseil, qui a permis des avancées sur plusieurs points importants soulevés par les autorités françaises et rappelés par les différents orateurs.

Je serai néanmoins très vigilante sur certains points :

D’abord sur la nécessité d’un traitement équilibré du Groenland et des autres PTOM dans la prochaine décision, notamment en ce qui concerne les financements.

Ensuite sur la prise en compte des intérêts des PTOM dans les accords commerciaux, car je rappelle que les intérêts commerciaux des PTOM sont aussi ceux de la France et donc de l’Europe. Les accords UE/Australie ou UE/Nouvelle-Zélande sont le bon exemple à suivre.

Enfin sur les dispositions en matière de concurrence et les aides d’Etat : compte tenu de l’étroitesse des marchés des PTOM, de leur éloignement et de la structure de leurs économies, les menaces sur le marché européen sont purement théoriques et – disons-le – inexistantes. L’Europe doit être lisible, agile, elle doit s’adapter à nos territoires, pas plaquer des intentions certes louables mais pas toujours adaptées à nos réalités.

Au sujet de l’accès des PTOM aux différents programmes de l’Union européenne, il semble que le principe soit acquis et que des avancées soient obtenues dans le cadre des différentes rédactions de compromis proposées par la Présidence.

C’est une bonne chose car il est toujours pertinent de permettre l’accès des PTOM à ces programmes !

Par exemple, je rappelle tout l’intérêt que nous portons pour le volet international du programme Erasmus qui permettra de faciliter la mobilité dans le voisinage des PTOM. C’est une question de rayonnement !

Permettez-moi aussi de rappeler l’enjeu crucial de l’accès des PTOM à l’instrument de voisinage, de développement et de coopération internationale, que ce soit pour le volet thématique ou le volet « aide humanitaire » qui devrait pouvoir être mobilisé, notamment au regard des risques de catastrophes naturelles.

Enfin, je tiens à rappeler l’importance de l’implication des PTOM dans le partenariat UE/ACP post Cotonou, et notamment dans la construction des pactes géographiques « Caraïbe » et « Pacifique ». Cela participerait à l’ambition d’améliorer l’insertion et la coopération régionale dans les bassins concernés.

Nous savons combien les potentiels de coopération dans ces bassins sont nombreux : économie bleue, économie circulaire, énergies renouvelables, lutte/adaptation au changement climatique, préservation de la biodiversité.

Mais la vraie question que nous devons nous poser, c’est pourquoi ce moment présent est si important ? Ici au cœur du Pacifique, comme partout au sein de l’archipel européen ?

Il est important car être associé à l’Europe comme le sont les PTOM, c’est d’abord être associé à un projet, c’est le partager, le construire ensemble, l’adapter, le rendre vivant !

Voilà plus de 70 ans que l’Europe se construit, non sans mal, non sans heurt. Je le dis ici clairement, ce projet qui  fut d’abord un timide pacte économique, n’a peut être pas su, d’élargissements en référendums, gagner l’opinion mais surtout le cœur des européens.

On ne fait pas l’union sur des traités ou des normes, on fait l’union sur des idées, sur des projets, sur des utopies même. Cette utopie c’est celle d’une Europe sociale, progressiste, humaniste, solidaire mais aussi d’une Europe plus intégrée, plus réaliste et plus juste.

L’Europe est un archipel ! Elle est plurielle, elle est universelle, et grâce à La France, aux Pays-Bas, au Danemark, à l’Espagne, au Portugal, elle est planétaire !

Les territoires européens d’outre-mer représentent 1% de la population européenne, mais ils offrent à l’Europe la première surface maritime du monde. Ils sont aussi des frontières de l’Europe sur chacun des océans, nouant des relations uniques avec leurs voisinages et faisant ainsi rayonner de par le monde l’utopie européenne. Cette utopie, elle est pourtant concrète dans chacun de ces territoires : ce sont des écoles, des collèges, des lycées, des stations d’épuration, des routes, des ponts, des aéroports ou des ports en eaux profondes. Ce sont aussi des filières agricoles performantes, des entreprises compétitives et des pôles d’innovation aux équipements de pointe.

Les européens mesurent la force des outre-mer, la récente communication de la Commission ou les négociations à venir le prouvent.

Cette Europe du 21e siècle, elle sera forte de tous ses territoires, mais elle sera aussi forte de ses institutions. C’est là notre défi ! L’Europe a une faiblesse énorme : elle est omniprésente dans nos vies et pourtant elle nous est insaisissable. Les institutions sont complexes, les textes sont ardus, Bruxelles semble être la ville du temps lent. Dépassons cela pour reconnaitre que les peuples européens ont grandi grâce à cette union comme jamais depuis des siècles. De reconnaitre qu’ils ont grandi par quelque chose de fragile et d’essentiel, que nous pouvons transmettre à nos enfants : la paix !

La paix ne se décrète pas, elle se gagne !

Cette paix future elle se gagnera si nous faisons face avec force aux  déséquilibres qui menacent le monde. La mise en œuvre de nos politiques doit être rapide, mesurable, transparente, sinon nous allons décevoir nos concitoyens. Et ces déceptions sont toujours porteuses de menaces.

Principale menace : l’environnement. Et nous savons combien les outre-mer sont aux avant-postes des risques liés aux changements climatiques.

Le « jour du dépassement », lorsque l’humanité a dépensé l’ensemble des ressources que la terre peut régénérer en une année, intervient plus tôt chaque année.

C’était le 30 septembre en 1998, le 1er août en 2018 et tout porte à croire que la Terre vivra à crédit en 2019 à compter du mois de juillet.

Si la terre entière vivait avec les standards français, ce jour du dépassement interviendrait même en mai !

Il faut agir sans résignation aucune ! Mon ambition est connue pour les outre-mer français et je veux la partager ici avec vous : faire de nos territoires des pionniers dans l’atteinte des 17 ODD et du respect de l’accord de Paris.

Je souhaite que nous rentrions dans une trajectoire de progrès.

Je parle de trajectoire, car l’idée est d’accompagner les territoires à atteindre cette ambition. C’est du collaboratif, pas une idée qui s’impose. L’Europe est un archipel, il ne peut y avoir de centralité !

Nous ne pouvons pas être dans le monde du « toujours plus », je crois que notre monde, celui du 21e siècle, celui que l’on laissera à nos enfants, sera celui du moins, et du mieux.

Il ne faut plus tirer sur la corde ! La planète est à bout.

Admirons le zéro ! Et orientons nos politiques vers 5 objectifs :

Zéro déchets, pour des sociétés économes, préservatrices des ressources : cela impose de repenser nos importations, d’envisager les circuits courts, de changer de modèle de gestion des déchets. Nos territoires en débordent, c’est le moment d’agir ! ;

Zéro carbone, en intégrant davantage d’énergies renouvelables dans leur mix énergétique ; cela pose la question de l’électricité évidemment, et des déplacements.

Zéro intrants chimiques, pour des populations protégées des substances chimiques dans leur quotidien. C’est énorme, je le sais ! Mais cela signifie un nouveau modèle agricole, d’une complexité inouïe en zone intertropicale ou il n’y a pas d’hiver pour jouer le rôle de vide sanitaire, et ou les espèces invasives étouffent les cultures. Mais quoi ? Vous pensez qu’on ne peut pas y arriver ? Quand je vois les progrès de certaines filières sur ces points, je sais que c’est possible si nous les accompagnons.

Zéro exclusion, pour des sociétés inclusives et luttant contre toutes formes de discrimination et d’inégalité. Mais aussi parce que zéro déchet, zéro carbone, zéro intrant chimique nécessite plus de main d’œuvre. Cela exige un nouveau modèle de société qui rend le travail plus rémunérateur que l’inactivité afin de voir des emplois se créer dans les centres de tri, dans les énergies renouvelables, dans nos champs.

Et enfin Zéro vulnérabilité, car je souhaite que nos outre-mer soient des territoires résilients face au changement climatique et aux risques naturels qui en découlent.

Cette trajectoire 5.0, c’est permettre à la fois de répondre aux besoins urgents et de préparer l’avenir avec la transition écologique.

Trajectoire 5.0, c’est aussi un moyen de réaffirmer les priorités politiques de l’Europe. Nous devons orienter nos dispositifs d’accompagnement vers ces objectifs, car ce que nous voulons, c’est une transformation !

Car au fond, Trajectoire outre-mer 5.0, c’est l’opportunité de faire de nos territoires des territoires exemplaires et de développer des savoir faire exportables dans toutes les îles du monde !

Je veux que nos territoires soient vus comme des territoires de conquête, des territoires pionniers de ceux qui participeront à faire de l’Europe ce qu’elle est : le plus beau projet politique jamais porté de part le monde !

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Deux ministres dans l’Archipel : retour sur un déplacement bien rempli.

Avec ma collègue Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, nous avons passé plusieurs jours dans l’archipel la semaine dernière. Nous sommes parties à la rencontre d’acteurs publics et privés engagés dans le domaine de la recherche, de l’innovation et du développement économique.

Au programme : visite des locaux de l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer et une présentation de leurs actions et études en cours ; réunion de travail avec les acteurs institutionnels et économiques du territoire sur le développement portuaire et touristique du territoire ; échanges avec les élèves de terminale du lycée Émile Letournel et leur équipe pédagogique ou encore la participation à une réunion de l’Observatoire des Prix, des Marges et des Revenus. Pour finir, nous avons eu le plaisir d’échanger avec toute la population de l’Archipel à l’occasion d’une réunion publique dans le cadre du Grand débat national.

Aussi, conformément aux engagements pris dans le Livre bleu outre-mer et comme annoncé lors du dernier Comité interministériel de la mer, Frédérique Vidal et moi-même avons signé la préfiguration de la plateforme de recherche qui participera au double objectif de faire rayonner scientifiquement l’Archipel et d’accompagner son développement économique.

Le lendemain, nous nous sommes rendues à Miquelon, où nous avons pu échanger avec les agriculteurs et leur confirmer 500 000 € de soutien annuel pour l’agriculture de l’Archipel et le maintien de l’Office de développement de l’économie agricole des départements d’outre-mer dans l’accompagnement technique et financier, avec pour objectif de consolider les exploitations par une augmentation de la valeur ajoutée des produits et attirer de nouveaux exploitants sur l’archipel.

Toujours à Miquelon, nous avons tenu à avoir des échanges fructueux et enrichissants avec les forces vives de la pêche du territoire, qui ont pu permettre de préparer nos négociations avec nos voisins Canadiens et acter la nécessité de définir une stratégie collective (pêche 2019-2025).

Comme pour Saint-Pierre, nous avions souhaité terminer cette seconde journée par une réunion publique avec les habitants de Miquelon. Toutefois, à notre grand regret, nous avons été contraintes de l’annuler en raison des mauvaises conditions météorologiques.

Enfin, nous avons eu le plaisir de terminer ce voyage par un moment de convivialité en compagnie du club de l’amitié de Saint-Pierre, qui célébrait d’ailleurs les anniversaires de deux de leurs membres ! Nous avons aussi pu évoquer avec la présidente du club les questions de la rénovation du bâtiment municipal et de l’accompagnement de nos aînés.

Photos : Chantal Briand et Préfecture de Saint-Pierre-et-Miquelon

Discours de vœux aux personnalités des outre-mer, jeudi 31 janvier 2019 au MOM

Seul le prononcé fait foi

Madame la ministre, chère Muriel,
Mesdames et messieurs parlementaires, présidents d’exécutifs territoriaux et présidents d’assemblées territoriales,
Mesdames et messieurs les élus,
Mesdames et messieurs les préfets et hauts-commissaires,
Monsieur le délégué interministériel pour l’égalité des chances des français d’outre-mer,
Monsieur le directeur général des outre-mer,
Monsieur le général, commandant du service militaire adapté,
Mesdames et messieurs les représentants des institutions économiques et sociales,
Mesdames et messieurs les présidents et membres des associations,
Mesdames et messieurs les journalistes,
Chers amis,

C’est toujours un honneur de vous réunir à Oudinot pour cette cérémonie des vœux. Vous êtes les interlocuteurs, les partenaires, les relais privilégiés du ministère des outre-mer pour construire ensemble le rayonnement de la France des 3 Océans.

Et comme un symbole de ce rayonnement, nous avons le plaisir de recevoir ce soir Vaimalama CHAVES, Miss France 2019, accompagnée de sa première dauphine, Ophély MEZINO, miss Guadeloupe, et de madame Sylvie TELLIER, directrice générale de la société Miss France. Nous pouvons les applaudir !

Vous le savez, les défis sont grands pour cette année 2019. Une année que j’ai placée sous le signe de la transparence, de la transformation et de l’engagement.

La transparence sur l’action publique car la confiance est le socle de notre modèle démocratique et nos concitoyens l’exigent.

La transformation de nos territoires pour leur permettre de relever les défis démographiques, économiques et environnementaux du 21e siècle.

L’engagement de tous, du citoyen, de l’élu, des administrations. C’est tout l’objet du Grand débat national voulu par le président de la République. Ce Grand débat, c’est une expression novatrice, par sa profondeur, sa transparence et les méthodes que nous allons utiliser pour traiter les données.

Mais permettez-moi de revenir sur 2018, une année de mobilisation inédite au service des outre-mer à plus d’un titre : multiplication des déplacements dans les territoires, prise en compte des spécificités ultramarines dans les lois, conduite des Assises, bonne tenue du référendum en Nouvelle-Calédonie… le réflexe outre-mer s’est incarné et la solidarité nationale a toujours été au rendez-vous :

A Saint-Martin et Saint-Barthélemy pour accompagner la reconstruction suite aux passages des ouragans dévastateurs.

En Guyane où 83% des mesures du Plan d’urgence sont réalisées.

A Mayotte avec la mise en œuvre des engagements de l’Etat pour l’amélioration de la vie quotidienne, autour du développement et de la sécurité.

Aux Antilles, avec les réponses apportées aux problématiques du chlordécone et des sargasses.

A la Réunion avec les engagements pris lors des récents mouvements sociaux. Des mesures qui sont pour certaines déjà en place : opération vérité sur les prix, compteur emploi, association des citoyens à l’Observatoire des prix… Je vais y revenir. Mais je refuse la tendance de certains observateurs à juger et critiquer hâtivement l’action de l’Etat sans prendre le temps de l’analyse.

Que réclament les citoyens ? Clarté sur l’action de l’Etat, visibilité sur l’action des élus, demande de respect et de responsabilité… on ne peut plus conduire des politiques publiques sans rendre des comptes. Nos concitoyens ont besoin de comprendre nos décisions pour en juger l’efficacité.

C’est pourquoi j’ai demandé la création des sites internet Transparence pour permettre aux citoyens de suivre la mise en œuvre de nos politiques publiques. Certains sont déjà en place, à Mayotte, en Guyane, très prochainement à La Réunion, et le déploiement se poursuivra pour couvrir l’ensemble des territoires ultramarins.

Nos mesures ne doivent pas se limiter aux effets d’annonce, elles doivent se traduire concrètement dans le quotidien de nos concitoyens.

C’est aussi pourquoi j’ai demandé à Louis-Charles VIOSSAT, ancien directeur de l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale (ACOSS), de nous accompagner pour la mise en œuvre de la réforme des aides économiques outre-mer et de son impact sur le tissu des entreprises. M. VIOSSAT est également missionné pour la mise en place du compteur emploi, indicateur de suivi de l’efficacité des réformes sur la création d’emploi, priorité nationale. Nous présenterons les premiers résultats en juin prochain.

Avec Bruno LE MAIRE, nous avons nommé Francis AMAND délégué interministériel à la concurrence. M. AMAND mènera des études de terrain sur le coût de la vie. Il commence par La Réunion dans 15 jours. La lutte contre la vie chère en outre-mer, autre priorité nationale, doit être plus visible, plus incarnée, et c’est une véritable opération transparence sur les prix des biens de consommation courante qui est lancée.

Dans la même logique, le délégué interministériel à la Pauvreté, Olivier NOBLECOURT est chargé du suivi et de la déclinaison ultramarine du Plan de lutte contre la pauvreté. Cela débute par La Réunion qui est d’ailleurs territoire démonstrateur de la stratégie nationale.

La transparence, c’est aussi ouvrir au plus grand nombre les organes de décisions. Et c’est tout le sens de ma proposition d’impliquer les citoyens et les corps intermédiaires dans la conception et le suivi des politiques publiques. La confiance dans l’action publique, c’est ce qui permettra aux citoyens de participer pleinement à la transformation de leur territoire.

***

Nous n’avons pas attendu 2019 pour donner la parole aux ultramarins. L’année 2018 a marqué l’aboutissement des Assises des outre-mer : 25 000 participants aux consultations et ateliers, 2000 projets de développement. Soyons fiers de cette réussite. Les citoyens des outre-mer se sont déjà exprimés sur de nombreux sujets. Ils ont formulé des propositions et des projets qui se sont retrouvés dans le Livre Bleu, la feuille de route outre-mer du gouvernement sur le quinquennat.

Le Livre Bleu n’est pas un exercice intellectuel de dissertation dans les salons, c’est du concret !

  • Pour l’emploi avec 700 Millions d’euros mobilisés sur le quinquennat pour la formation professionnelle ; J’en profite d’ailleurs pour saluer chaleureusement Muriel PENICAUD, la ministre du Travail, qui a œuvré pour que la réforme nationale de la formation professionnelle soit adaptée aux spécificités ultramarines. Votre présence à ces vœux va bien au-delà du symbole. C’est la preuve de la mobilisation de tous les ministères pour la transformation des outre-mer.
  • Le Livre Bleu, pour l’économie, c’est un paquet de 2,6 Milliards d’euros d’aides qui sont repensées et stabilisées depuis le premier janvier ;
  • Pour la santé avec la création d’une centaine de poste de médecins supplémentaires, et un fonds santé spécifique pour lutter contre les addictions ;
  • Pour l’éducation avec notamment 6500 places de crèche supplémentaires ;
  • Pour les infrastructures essentielles avec 70 millions d’euros par an sur le plan eau DOM.

Et ce ne sont là que quelques exemples de la réalité du Livre Bleu sur les territoires. Certains sujets méritent peut-être des approfondissements : je pense notamment au pouvoir d’achat et à la question des relations entre l’Etat et nos collectivités, l’évolution des statuts, la différenciation

Des sujets qui doivent être, je crois, au cœur de ce Grand débat national. Cela tombe bien : demain, les maires ultramarins sont reçus à l’Elysée par le président de la République pour débattre et faire remonter les questions de leurs administrés.

A ce sujet, certains regrettent systématiquement que l’on donne la parole aux citoyens. Je crois qu’ils se trompent : la révolution de notre époque, c’est justement de pouvoir débattre en continu. Il n’y a pas d’un côté les ignorants et de l’autre les tenants du savoir.

A ceux qui critiquent les agoras, je souhaiterai simplement rappeler les grands sujets évoqués dans le Livre Bleu. Et je les invite à aller au bout de leur raisonnement en venant m’affirmer que ces sujets sont secondaires…

L’adaptation des constructions aux risques naturels majeurs, un nouveau souffle pour le logement, la fin des déserts médicaux, faciliter l’accès à l’éducation, multiplication des formations professionnelles… C’est tellement secondaire il est vrai. Pourquoi vouloir améliorer les conditions de vie dans les territoires ?

Mobiliser des moyens financiers appropriés, soutenir les collectivités dans leur rôle de moteur de développement, adapter le cadre juridique selon les spécificités des territoires, avec une Europe protectrice… Encore des sujets annexes qui ne méritent pas que l’on accompagne au mieux les territoires.

Mettre en valeur les atouts des territoires – biodiversité, tourisme, économie bleue dans le second espace maritime au monde… là encore, faire des outre-mer des territoires pionniers, ce serait faire fausse route.

Les outre-mer sont inscrits géographiquement dans les zones intertropicale et polaire avec Saint-Pierre-et-Miquelon et les Terres australes et antarctiques françaises. Deux zones qui concentrent tous les enjeux du 21e siècle : démographiques, environnementaux, sanitaires, agricoles, économiques.

Qui a bien pu avoir l’idée d’en faire des territoires d’innovation et de rayonnement dans leurs bassins maritimes ?

Restons dans l’inaction. L’immobilisme est tellement confortable. La France des trois océans n’est qu’un mirage.

Vous m’aurez compris, je me fais l’avocat du diable. Je ne suis pas sourde aux critiques, lorsqu’elles sont constructives. Le gouvernement est entièrement mobilisé pour la transformation des outre-mer. Pour preuve, sous la direction du Premier ministre, un conseil interministériel des outre-mer se tiendra en février. Le dernier CIOM remonte à 10 ans…

C’est bien pourquoi, en 2019, le ministère est tout entier consacré à la mise en œuvre du mode projet.

***

J’entends ceux qui regrettent que l’on ne présente les outre-mer uniquement que sous le prisme des crises ou d’une vision de carte postale. Je partage totalement leur point de vue.

Consciente des difficultés, je n’en demeure pas moins résolument optimiste pour les outre-mer. C’est le discours offensif que j’ai tenu au dernier sommet « Choose France » en vantant l’attractivité des territoires ultramarins aux investisseurs étrangers.

Les outre-mer peuvent être compétitifs, performants, c’est cette visibilité que j’appelle de mes vœux, notamment dans le traitement médiatique.

Nos territoires sont également les premiers témoins des défis et des déséquilibres qui menacent le monde. La mise en œuvre de nos politiques doit être rapide, mesurable, transparente, sinon nous allons décevoir nos concitoyens. Et ces déceptions sont toujours porteuses de menaces.

Parmi ces menaces, celle de la montée des populismes figure parmi les plus périlleuses. Dans les années 2000, les partis populistes recueillaient environ 5% des suffrages aux élections nationales en Europe. Aujourd’hui, c’est plus de 25 % !

Les prochaines élections européennes de mai sont un rendez-vous crucial pour réaffirmer l’idée d’Europe. Et les outre-mer ont clairement voix au chapitre. La mobilisation des électeurs ultramarins sur ce scrutin est indispensable. Parce que oui, l’Europe est plurielle, universelle, et grâce à la France des outre-mer, elle est planétaire.

Derrière les termes techniques de Régions ultrapériphériques et de Pays et Territoires d’outre-mer, ce sont plus de 2,7 millions de nos concitoyens qui sont français ET européens.

L’utopie européenne dépasse les frontières. Et elle s’incarne dans des projets concrets : écoles, collèges, lycées, stations d’épuration, routes, ponts, ports, aéroports. L’Europe en outre-mer, ce sont aussi des filières agricoles et des entreprises performantes, des pôles d’innovation aux équipements de pointe.

Je renouvelle donc mon appel à la mobilisation sur ce scrutin en outre-mer. En 2014, l’abstention aux européennes en outre-mer montait à 83%… Les partis populistes ne sont même plus aux portes de la République, ils l’ont grande ouverte à coup d’idées nauséabondes. Montrons que l’Europe est métisse, multiculturelle, forte de toutes ses richesses et de ses peuples.

Autre menace, l’environnement. Et nous savons combien les outre-mer sont aux avant-postes des risques liés au changement climatique.

Le « jour du dépassement », lorsque l’humanité a dépensé l’ensemble des ressources que la terre peut régénérer en une année, intervient plus tôt chaque année. C’était le 30 septembre en 1998, le 1er août en 2018 et tout porte à croire que la Terre vivra à crédit en 2019 à compter du mois de juillet. Si la terre entière vivait avec les standards français, ce jour du dépassement interviendrait même en mai…

Il faut agir. Certains pensent qu’il est déjà trop tard. Je ne suis pas de cet avis, même si je partage pleinement le constat d’une apathie ambiante sur le sujet : les conférences se multiplient, des engagements sont pris par les nations, mais les oligarchies financières continuent à dicter leurs lois. La biodiversité est mise à mal par l’empreinte écologique de l’homme.

Vous connaissez mon investissement pour la concrétisation des accords de Paris en 2015La COP 21 a aboutit sur l’adoption des 17 objectifs de développement durable à l’horizon 2030. 17 objectifs qui répondent aux défis mondiaux auxquels l’humanité est confrontée : pauvreté, inégalités, changement climatique, dégradation de l’environnement, prospérité, paix et justice.

Mon ambition est connue pour les outre-mer : en faire des territoires pionniers dans l’atteinte des 17 ODD. Parce que par leur inscription géographique, leur insularité (hormis la Guyane), leur taille réduite, leur exposition aux ressources naturelles telles que le vent, le soleil, leur formidable biodiversité, les outre-mer disposent de tous les atouts nécessaires pour les accomplir, et ce avant l’hexagone !

Or ces 17 ODD recouvrent 169 cibles et je suis consciente de la difficulté à communiquer efficacement sur leur ensemble, à évaluer facilement leur atteinte, leur progression. Depuis le temps que je les évoque, je sais faire mon autocritique : personne ne les comprend !

Je suis une femme politique. Être une femme politique, c’est avoir une ambition, mais c’est aussi savoir transmettre ses idées. C’est pourquoi j’ai décidé de réadapter ces ODD aux outre-mer, autour de 5 objectifs. Et je suis fière de vous présenter la « Trajectoire outre-mer 5.0 ».

Je parle de trajectoire, car l’idée est d’accompagner les territoires et les projets à atteindre cette ambition. C’est un projet collaboratif en «  point zéro », pas une idée parisienne qui s’impose.

Et puis je le disais, nous ne pouvons pas être dans le monde du « toujours plus », certains m’avaient critiquée quand je parlais de frugalité, mais je crois que notre monde, celui du 21e siècle, celui que l’on laissera à nos enfants, sera celui du moins, et du mieux.

Il ne faut plus tirer sur la corde ! La Planète est à bout.

Admirons le zéro !

5 objectifs donc :

  • Zéro déchets, pour des sociétés économes, préservatrices des ressources. Cela impose de repenser nos importations, d’envisager les circuits courts, de changer de modèle de gestion des déchets. Nos territoires en débordent, c’est le moment d’agir !
  • Zéro carbone, en intégrant davantage d’énergies renouvelables dans leur mix énergétique ; Cela pose la question de l’électricité évidemment, et certains territoires comme la Guyane pourraient atteindre cet objectif avant 2023, si nous en avons tous la volonté ! Cela pose aussi la question des déplacements, des expérimentations, des véhicules électriques et je remercie Thierry DAHAN pour son étude passionnante sur le sujet. Là encore, le chemin existe, à nous d’en avoir la volonté !
  •  Zéro intrants chimiques, pour des populations protégées des substances chimiques dans leur quotidien. C’est énorme, je le sais ! Mais cela impose un nouveau modèle agricole, d’une complexité inouïe en zone intertropicale où il n’y a pas d’hiver pour jouer le rôle de vide sanitaire, et ou les espèces invasives étouffent les cultures. Mais quoi ? Vous pensez qu’on ne peut pas y arriver ? Quand je vois les progrès de la Banane Française sur ces points, je sais que nous pouvons. Ayons cette ambition !
  • Zéro exclusion, pour des sociétés inclusives et luttant contre toutes formes de discrimination et d’inégalité. Mais aussi parce que zéro déchet, zéro carbone, zéro intrant chimique impose plus de main d’œuvre. Cela impose un nouveau modèle de société. Je l’appelle de mes vœux et nous y travaillons avec nos collègues. Rendons le travail plus rémunérateur que l’inactivité et nous verrons des emplois se créer dans les centres de tri, dans les énergies renouvelables, dans nos champs. La réforme des exonérations de charges que j’ai conduite va dans ce sens.
  • Et enfin Zéro vulnérabilité, car je souhaite que nos outre-mer soient des territoires résilients face au changement climatique et aux risques naturels qui en découlent.

Trajectoire outre-mer 5.0, ce n’est pas une nouvelle lubie, un nouvel outil, une nouvelle annonce, après les Assises, le Livre Bleu, le Grand Débat.

Trajectoire outre-mer 5.0, c’est la déclinaison opérationnelle du Livre Bleu. C’est notre vision pour les outre-mer !

Trajectoire outre-mer 5.0, c’est l’organisation visible et pragmatique des travaux des Assises.

Trajectoire outre-mer 5.0, c’est permettre à la fois de répondre aux besoins urgents et de préparer l’avenir avec la transition écologique.

Trajectoire outre-mer 5.0, c’est aussi un moyen de réaffirmer les priorités politiques du président de la République et du Gouvernement pour les outre-mer. Nous allons le construire ensemble, nous allons le porter ensemble, nous allons le faire vivre ensemble. Nos dispositifs d’accompagnement vont s’orienter exclusivement vers ces objectifs, car ce que nous voulons, c’est une transformation !

Car au fond, Trajectoire outre-mer 5.0, c’est l’opportunité de faire de nos territoires des territoires exemplaires et de développer des savoir faire exportables dans toutes les îles du monde !

Je veux que nos territoires soient vus comme des territoires de conquête, je l’ai dit dans le livre bleu, des territoires pionniers.

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Vous l’aurez compris, plus que des vœux, ce sont des engagements concrets que je prends pour les territoires et les citoyens de la France des 3 océans.
Je sais pouvoir compter sur votre mobilisation. J’ai été longue, mais je ne partirai pas sans prendre le temps de vous souhaiter, à toutes et à tous une excellente année 2019.
Je vous remercie.

La France représentée par Saint-Pierre-et-Miquelon au Parlement européen grâce aux élèves du lycée Émile Letournel

Les classes de terminales S et ES du lycée Emile Letournel de Saint-Pierre-et-Miquelon sont arrivés le 13 janvier à Paris pour un véritable marathon de visites et de découvertes avant de rejoindre Strasbourg. Lauréats du concours Euroscola organisé par le Parlement européen, les élèves ont ensuite pris la direction de Strasbourg vendredi, où ils se sont glissés dans la peau d’un eurodéputé pour représenter la France lors d’une simulation d’une session plénière. La France représentée par notre Archipel : quel beau symbole !

Leur périple a débuté par une visite du mémorial de la Shoah et s’est poursuivi par une visite de l’Assemblée Nationale, où ils furent accompagnés par le député Stéphane Claireaux. À ses côtés, ils ont arpenté les nombreux couloirs du Parlais Bourbon pour partir à la découverte des coulisses du Parlement.

Les lycéens sont aussi venus me rendre visite au ministère des Outre-mer ! Au programme : visite du ministère et de son fascinant bunker, moment d’échange et de convivialité avec les membres de mon cabinet et moi-même et pour finir,  les élèves ont pu s’entrainer avant leur grand oral qui avait lieu quatre jours après au Parlement européen, en simulant un Conseil des ministres !

La troisième journée fut également chargée : après leur visite au Sénat, les élèves ont participé à une visite privée de l’Élysée. Ils ont ainsi pu admirer les nombreux salons, les bureaux de Mme et M. Macron et la salle des fêtes. La première dame leur a même servi de guide et a pris un moment pour échanger avec eux. Pour clôturer cette journée, les 23 jeunes sont allés à la rencontre de lycéens parisiens qui étudient au lycée Turgot, dans le 3ème arrondissement.

Le quatrième jour, les élèves du lycée Emile Letournel ont fait un crochet par Radio France où ils ont pu s’initier à la radio sur France inter, avant de prendre la direction de Strasbourg pour le grand jour ! Après plusieurs mois de travail avec leurs professeurs, les étudiants ont enfin pu siéger dans l’hémicycle du Parlement européen aux côtés de 550 autres étudiants, venus de 22 pays européens différents.

Bravo à chacun d’entre eux ainsi qu’à leurs professeurs pour la réalisation de ce beau projet! Et qui sait, peut-être que cette expérience aura fait naitre des vocations ! La relève est assurée ?

Route du Rhum / J+8 : les frissons de la victoire

Victoire ! Après 7 jours, 14 heures et 21 minutes, le skipper Francis Joyon a rejoint la Guadeloupe. Et quelle arrivée ! Le duel remporté face à François Gabart restera longtemps gravé dans les mémoires. Avec un écart de seulement 7 minutes et 8 secondes entre les deux, les spécialistes s’accordent à dire qu’ils n’avaient jamais vu un final aussi palpitant pour cette course mythique.

Celles et ceux qui me connaissent savent à quel point je suis une amoureuse de l’océan, des bateaux, des femmes et des hommes de mer. Il était donc logique pour moi, qui suis née à Saint-Malo, qui ai grandi à Saint-Pierre-et-Miquelon, de me rendre au village de la Route du Rhum pour saluer les 124 skippers, et plus spécialement les 8 Guadeloupéens, qui étaient sur la ligne de départ le dimanche 4 novembre.

J’ai eu l’honneur de participer au baptême de Pep’Gwadloup, bâteau de Carl Chipotel, avant de saluer les autres skippers guadeloupéens : Thibaut Vauchel-Camus, David Ducosson, Damien Seguin, Rodolphe Sepho, Luc Coquelin ainsi que Dominique Rivard et Willy Bissainte, pour qui j’ai eu une pensée puisqu’ils qui ont été contraints d’abandonner la course quelques heures après leur départ.

Mon déplacement au village de la Route du rhum a également été l’occasion d’une jolie rencontre, celle du skipper Aymeric Chapellier. Ni Guadeloupéen, ni même ultramarin, il navigue malgré cela sous les couleurs d’une association réunionnaise, AINA Enfance et avenir, qui aide les enfants démunis de Madagascar à se reconstruire. Je ne peux que me réjouir devant cette solidarité qui lie l’hexagone et les outre-mer au bénéfice d’une belle cause. Ce sont aussi ces engagements qui participent au rayonnement de nos territoires.

Quant à la Route du rhum, je continue de croire qu’un jour, l’un des talentueux navigateurs fera la fierté de notre Archipel en rejoignant cette belle aventure – et peut-être même en la remportant !

La course ne s’arrête pas malgré le superbe final de Francis Joyon : les arrivées vont se poursuivre dans les prochains jours. Bon vent aux participants encore en course !

Je continue de porter la voix des outre-mer au Gouvernement

Le président de la République et le Premier ministre m’ont renouvelé leur confiance en me reconduisant dans mes fonctions.

Cette confiance qui m’est accordée, c’est le fruit de la reconnaissance du travail effectué depuis 18 mois, depuis que j’ai l’honneur d’être ministre des outre-mer.

Diriger ce ministère n’est pas de tout repos, mais – vous me connaissez – c’est tout ce que je demande : être active, sur le terrain, aller à la rencontre des citoyens, être accessible sans s’enfermer dans une tour d’ivoire.

Ces 18 mois de travail ont été marqués par les Assises des outre-mer, dont le Livre bleu marque une étape fondamentale dans la transformation des territoires : le Livre bleu inscrit les engagements de l’ensemble des ministères en termes de politiques publiques ultramarines sur le quinquennat. Je remercie d’ailleurs l’ensemble des habitants de SPM qui ont présenté leurs projets et se sont mobilisés.

Agir pour les territoires et notamment pour SPM, c’est le propre de mon engagement, c’est ce qui construit mon envie d’aller plus loin, toujours au service d’une idée directrice, celle qui fonde mon engagement politique : faire vivre les outre-mer des solutions. Comptez sur moi pour continuer à porter la voix des outre-mer au sein du gouvernement.

A bientôt.

PS : vous pouvez découvrir le Livre bleu en vous rendant sur http://assisesdesoutremer.fr/

Présentation du Livre Bleu outre-mer au Président de la République

J’étais à l’Élysée le 28 juin pour présenter le Livre Bleu outre-mer aux côtés du président de la République, du Premier ministre et de nombreux membres du Gouvernement.

Le Livre Bleu, c’est le résultat de plusieurs mois de consultations de l’ensemble des citoyens d’outre-mer. Plus de 26 000 d’entre eux ont participé activement à sa rédaction. Plus de 26 000 raisons de leur dire merci.

Le Livre Bleu, c’est la synthèse des différents travaux menés dans le cadre des Assises des Outre-mer. C’est une feuille de route qui engage collectivement l’État, les élus et les collectivités d’outre-mer. Ce n’est pas un programme, c’est la politique qui sera conduite en Outre-mer !

À l’issue de cette cérémonie, je me suis rendue, en compagnie d’autres ministres, au « Forum des projets outre-mer ». J’ai rencontré là-bas des porteurs de projets ultramarins venus présenter leurs solutions innovantes pour transformer leur territoire. De nombreux investisseurs publics et privés français étaient également présents pour les soutenir et accompagner leur projet. Cette journée a permis de prouver à toute la France que l’outre-mer des solutions est une réalité !

Je présenterai le contenu du Livre Bleu à l’ensemble de la population de Saint-Pierre-et-Miquelon le mardi 3 juillet à 17h30 à la CACIMA.

J’espère avoir le plaisir de pouvoir en discuter avec le plus grand nombre.

Cette feuille de route, c’est aussi la nôtre.

Retrouvez l’intégralité de mon discours au palais de l’Élysée :

https://bit.ly/2NitGWV 

Retrouvez le Livre Bleu sur le site livrebleuoutremer.fr